Les recherches de Jordy Stéfan, doctorant en Psychologie Sociale*, nous ouvre des portes insoupçonnées sur la performance au travail, à l’école, à l’hôpital grâce aux présences de plantes. J’ai voulu en savoir plus : interview.

Maud : Pouvez-vous vous présenter sommairement ?

Jordy : Oui, je suis monsieur Stéfan Jordy, je suis psychologue et je suis actuellement en doctorat de psychologie à l’université Bretagne Sud en deuxième année de doctorat. J’ai une bourse de recherche et je dois faire ma thèse. Ma recherche  porte sur l’influence des plantes sur la santé et sur les comportements altruistes.

Maud : Si je comprends bien vous étudiez les effets des plantes sur les individus ?

Jordy : Oui, on travaille en psychologie sociale sur le visuel, donc ce n’est pas la consommation des plantes , c’est vraiment visuellement, quand on voit des plantes et jusqu’à la médiatisation des plantes via un écran.

Maud : Le fait de voir des  plantes, cela a un effet sur son corps ?

Jordy : Dans le corps humain, d’un point de vue des mesures physiologiques oui. Les études nous ont montré qu’une balade en forêt fait augmenter les naturals killers et que ça perdure pendant plusieurs jours. On voit aussi une influence sur la pression systolique (ou rythme cardiaque). On observe également  une influence sur les petits tracas de santé qui sont et d’un point de vue plus psychologique, on voit que les gens sont moins anxieux, moins stressés.


Natural killers : Appellés aussi lymphocytes NK, ils sont des cellules de l’immunité innées des mammifères.

 

« D’autres études qui montrent qu’ils sont plus productifs, qu’il y a moins d’absentéisme, qu’ils sont moins malades. »

 

Maud :  Si je vous comprends bien la présence du végétal,  en balade en forêt a les effets dans le corps que vous venez de me citer. Est-ce que le fait de voir une plante sur un visuel, cela a un effet dans le corps également ?

Jordy : Visuel de plantes, vous pensez via un média ?

Maud : Une photo imprimée sur toile par exemple ?

Jordy : C’est à dire de la même façon que de voir une plante baisse l’anxiété et le rythme cardiaque, voir une photo de plantes va baisser l’anxiété et le rythme cardiaque.  Par contre concernant les Natural Killers, ça n’a pas encore été étudié  via un média, même au Japon.

« Mais à priori tout nous laisse à penser que oui, mais entre laisser à penser et prouver il y a une marge. »
Maud :  Pensez-vous que la présence du végétal ou l’image du végétal aide à la gestion du stress ?

Jordy : On peut dire que oui, le visuel de plantes a une incidence positive sur le stress. On voit comment les personnes vont récupérer d’un évènement stressant ou bien lorsque le stress est à un niveau normal entre guillemets on le voit descendre de niveau lors de la présence de plantes. Cet effet a été reproduit avec des posters.

Maud :  Dans les études recensées ou effectuées par vous même, avons-nous des données sur le nombre de plantes nécessaires sur un espace donné ?

Jordy : Le nombre de plantes, est-ce-que 4 c’est mieux que 5 ? Non. Des études  ont montré des actions bénéfiques :

  • de  la présence de plantes : très bien,
  • sur son espace de travail : très bien,
  • de manière étonnante si les plantes sont à moins d’un mètre de la personne, là les effets sont négatifs.
Maud : Merci pour toutes vos réponses.

Stupéfaits ? perplexes ? Ravis ? N’hésitez pas à commenter les données transmises par M. Stéfan. Restons en contact !

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* Psychologie sociale : Elle mêle l’étude de la Psychologie et la Sociologie. C’est la seule discipline scientifique habilitée à mesurer le stress.

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